Travailler ensemble pour gagner plus (2/2)

Travailler ensemble pour gagner plus (2/2) dans Concurrence collaborationAprès avoir vu quelques-unes des raisons qui pouvaient nous amener à travailler ensemble, je dois avouer que si les principes peuvent paraître évidents, la réalité est tout autre.

Que ce soit au sein de ma coopérative, Coopaname, ou au sein du forum des secrétaires indépendantes, force est de constater qu’en tant que télésecrétaires, nous avons du mal à travailler les unes avec les autres.

Lors des dernières universités d’automne (2011) de Coopaname par exemple, nous avons pu faire le constat que derrière la volonté annoncée de vouloir collaborer entre nous, en réalité peu le font.
Bien sûr, il existe de très belles formes de collaboration dont notre modèle est la création de Novéquilibres. Il existe également de multiples exemples d’entrepreneurs qui ont travaillé ensemble au sein de Coopaname.
Reste qu’il y a tout de même un fossé entre cette volonté qui semble unanime et les expériences déclarées par sondage.

Quels seraient donc les freins ?

Au cours des échanges de cette journée, j’ai pu relever plusieurs freins :

Le fait que nous intégrions la coopérative (en général) de manière individuelle, avec un projet personnel, une marque propre que nous souhaitons voir développer. L’association même ponctuelle avec un entrepreneur, entré dans la coopérative sur le même modèle, peut être un frein.
J’ai ainsi relevé plusieurs fois des expressions de peur d’une perte d’identité quant à sa propre activité.

Parmi les autres freins évoqués, j’ai retenu la nécessité non seulement de bien se connaître, mais également d’adapter vis-à-vis de son client la même manière de travailler.
C’est le problème que pour ma part je rencontre pour la retranscription audio.
Nous avons chacune nos manières de travailler, qui sont toutes aussi légitimes les unes que les autres, mais quand on travaille pour le même client, il faut que les documents soient uniformisés. Cela suppose donc de se former (encore faut-il vouloir changer sa manière de travailler) ou de payer quelqu’un pour uniformiser les documents.

Nous arrivons donc sur un troisième frein qui est, dans la plupart des cas, la faiblesse de nos tarifs en tant que freelances.
Dans le cas de la transcription audio, travailler seul signifie rédiger et relire soi-même ; Travailler à plusieurs impose une relecture et une uniformisation, donc de payer deux personnes au lieu d’une, ou plus exactement de se partager la même rémunération, ce qui n’est plus acceptable.

La solution serait de m’associer ou de trouver une partenaire dans le temps, mais là encore, je me heurte d’une part au fait que les candidates potentielles souhaitent d’abord créer leur propre activité, et d’autre part au fait que cela suppose de vendre mes prestations plus chères pour que tout le monde y trouve son compte, ce que je ne sais pas forcément faire.

J’ai bien sûr rencontré des cas heureux de collaboration, notamment au sein de Coopaname. Je reste intéressée par d’autres exemples si vous en connaissez :)

À relire :
Compétences et formation en télésecrétariat (6 septembre 2010)
Sortir de son bureau (22 mars 2011)
Les vacances des secrétaires indépendantes ? (14 mai 2010)



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