Créer une entreprise de télésecrétariat : Crédibilité et confiance en soi

Une des choses qui me frappe le plus souvent à la lecture des forums dédiés à la création d’entreprise, c’est le manque de confiance exprimé par les jeunes entrepreneurs et en particulier par les jeunes femmes qui souhaitent se lancer dans le télésecrétariat.

Ce manque de confiance me surprend, mais je le préfère encore à l’attitude inverse de celles pour qui tout est gagné d’avance. Je trouve juste ce manque de confiance en soi dommageable et sans doute un peu surévalué par rapport au risque du projet.

En effet, la plupart des jeunes femmes qui souhaitent devenir télésecrétaires ont souvent plusieurs années d’expérience dans le domaine en tant que salariées. Certaines ont même énormément d’expérience et ont exercé des postes avec responsabilités.
Bref, elles ne manquent pas de crédibilité dans leur cœur de métier. Or, si leur expertise est claire dans leur cœur de métier, je ne comprends plus leur peur.

Bien sûr, comme je l’ai souvent rappelé sur Croquefeuille, je ne pense pas que le fait d’avoir été une secrétaire chevronnée pendant des années dans l’entreprise d’un autre soit suffisant pour réussir son entreprise de télésecrétariat, mais en tout cas, ça donne de la légitimité à le faire et au moins donne une certaine crédibilité vis-à-vis des tiers au premier rang desquels se trouvent leurs futurs clients. C’est d’ailleurs sur cette même crédibilité, que certaines jeunes femmes dont je parlais plus haut se fondent pour crier victoire dès leur immatriculation comme AE et finalement peinent à développer leur activité faute d’avoir su adopter une démarche commerciale.

Le doute de celles qui manquent de confiance est donc tout à leur honneur, mais seulement à partir du moment où il leur sert à se poser les bonnes questions et à prendre le temps d’inscrire leur projet dans une véritable démarche commerciale et entrepreneuriale.
Ce qui est dommage, c’est de rester bloqué sur cette peur de l’échec, alors que vous ne manquez pas de crédibilité sur votre cœur de métier.
L’important reste de bien se faire accompagner.
Par ailleurs pour celles qui manquent de confiance en elles par principe, je recommande la formation de Nathalie Crépin sur la réussite.

A lire aussi :
Compétences et formation en télésecrétariat (6 septembre 2009)
Le site de Coopaname
Mes témoignages sur Coopaname sur Croquefeuille



3 commentaires

  1. Yvette Verger Del Bove 1 mars

    Bonjour,
    Tu as entièrement raison Céline, lorsque la personne manque de confiance en elle malgré une belle expérience professionnelle, cela indique simplement que ce malaise dépasse le cadre professionnel. Il est intrinsèquement lié à l’être humain en question et ne peut être dépassé, durablement, que par une démarche personnelle de connaissance et d’acceptation de soi.

    Bonne journée,
    Yvette

  2. Isabelle 1 mars

    Je trouve cet article très intéressant, et d’actualité pour ma part !
    Il est vrai que les années d’expériences donnent, ou sont sensées donner, de la crédibilité et de la confiance en soi. Malgré tout, il n’empêche qu’une activité salariée n’a rien à voir avec une activité de chef d’entreprise. Quelque soit les responsabilités exercées en tant que salarié(e), celles de chef d’entreprise sont entières et totales. Les risques pris n’ont pas le même impact : les finances personnelles découlent du chiffre d’affaires réalisé, et non d’un salaire, et du coup la vie de famille est impactée.
    Et puis je crois qu’au-delà d’une crédibilité et d’une confiance en soi, la peur réside aussi dans le fait de trouver ou non une clientèle, et de la garder. Chose qui n’est jamais gagner d’avance ! Notamment, dans ce métier, qui, d’après de nombreux professionnels, n’est pas encore rentré dans les mœurs, et où il est difficile de « faire son trou ».
    Savoir faire son métier ne signifie pas que l’entreprise va fonctionner.
    Personnellement, je suis accompagnée dans ma démarche de création, et on m’a encore dit il y a une semaine, qu’il y avait beaucoup plus de secrétaires indépendantes qui échouaient que de secrétaires indépendantes qui réussissaient (ce qui n’est pas des plus encourageant!).
    Je pense que la crainte est aussi bénéfique dans le sens où elle permet de garder un peu les pieds sur terre, de se remettre en question, et de se poser les bonnes questions.
    Je rejoins la fin de l’article où est souligné le fait d’inscrire son projet dans une démarche commerciale et entrepreneuriale, et de ne pas rester bloquée sur cette peur de l’échec (après tout, qui ne tente rien n’a rien), qui, à mon avis, est indispensable pour se lancer dans les meilleures conditions.
    Merci Céline pour cet article.

  3. Patricia C.-R. 2 mars

    Ton analyse est juste. J’ai fait la même constatation. Des secrétaires très qualifiées qui manquent de confiance et d’autres trop confiantes alors qu’elles n’ont pas les qualités requises pour exercer en indépendante. Quel paradoxe !
    Bien à toi.
    Patricia

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